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Simon Pradinas

Peinture, vidéo, scénographie, théâtre

 

 
 
extrait de l'interview de Simon Pradinas (6/02/2008)

….C’est votre métier la peinture ?

En fait, j’ai commencé par la peinture dans les années 80, je faisais  un groupe avec plusieurs peintres : Kaltex et un photographe, j’ai fait pas mal d’expositions et ensuite j’ai un peu changé de voie, je me suis dit que je ne pouvais pas faire que de la peinture et j’ai essayé de faire de l’image sur tous les supports. Je trouvais que cela pouvait très bien voyager : sculpture, vidéo, et maintenant internet pourquoi pas, l’image doit pouvoir voyager d’un support à l’autre, mais la base pour moi cela reste la peinture car il y a quelque chose de physique, de hyper simple. C’est ce qui me fascine dans la peinture : il suffit d’un papier blanc, d’un peu de couleur et c’est parti, on crée quelque chose. C’est cette simplicité là qu’il ne faut pas perdre par rapport aux autres supports qui sont biens aussi, qui sont sophistiqués, on peut s’exprimer, faire de l’image 3D, utiliser des logiciels très compliqués, cela me passionne, mais à mon avis, il faut toujours revenir à la peinture.

Je me donne des règles du jeu sur des séries, par exemple là c’est de ne pas utiliser de pinceaux, c’est une des règles.

Vous peignez comment alors, avec les doigts ?

Avec les doigts et avec toute sorte d’outils que je peux inventer, improviser, le plus simple possible. J’essaie de faire des trucs hyper simples que tout le monde peut faire, qui ne coutent pas cher, j’essaie de partir du minimum, car cela véhicule l’émotion de manière plus forte.

 

Qui sont les personnages que vous peignez ?

C’était une recherche, à la base pour le théâtre de l’Union, le CDN, ma première commande était de faire un logo que m’a demandé mon frère Pierre Pradinas. On a réfléchi ensemble, lui voulait donner une image du théâtre… on avait constaté que le théâtre, on pouvait passer devant  en se disant: c’est pas un lieu pour nous. Même moi qui fait du théâtre, cela m’est arrivé devant certains théâtres, j’avais un peu peur: être écrasé par le côté "lieu culturel", donc il fallait quelque chose qui soit simple, qui invite. Je suis parti sur un personnage. C’est celui-ci, c’est un pion  basique qui peut être vu comme une serrure, mais  simple, que l’on peut tout de suite remarquer. A partir de là j’ai cherché sur les affiches, le graphisme, quelque chose d’évolutif.

Pour les programmes, il faut que je fasse des petits personnages, une dizaine pour un journal par exemple et bien j’en fais des centaines, c’est spontané, je choisis après, c’est un monde de spectacle, il y a des acrobates, des personnages qui commencent à vivre.

J’ai commencé à les faire voyager en sculpture ou en films.  Cette sculpture a été faite avec Alain Pinochet qui travaille aussi au Théâtre de l’Union .

 

Depuis quand travaillez-vous pour le Théâtre de l’Union ?

Depuis juillet 2002

Cela vous prend tout votre temps, vous faites d’autres choses par ailleurs ?

Oui, je travaille aussi sur certains spectacles, j’ai fait la scénographie de Maldoror

Sinon je fais des films, notamment des documentaires par exemple sur la Chine, j’y vais souvent, depuis 20 ans, j’y vais chaque année, c’est une partie importante de ce que je fais.

Vous parlez chinois ?

Oui, avec un très mauvais accent !

 

 

Simon Pradinas expose au théâtre de l'Union, février à mars 2008

 
contacts: simon.pradinas.com
 
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